Pourquoi sabotons-nous ce qui nous tient le plus à cœur ?

Pourquoi sabotons-nous ce qui nous tient le plus à cœur ?
Et si le plus difficile n’était pas d’obtenir ce qu’on désire mais de ne pas le saboter ?
Ce que nous désirons est souvent ce qu’on a pas ou ce qu’on est pas habitué à avoir.
Notre inconscient le vit donc comme quelque chose d’anormal, se dit qu’il y a quelque-chose de suspect, qu’il doit y avoir un piège, que c’est trop beau pour être vrai, qu’on ne le mérite pas, qu’on est un imposteur, que ça ne peut pas durer, etc.
Et alors d’une façon ou d’une autre, on ne parvient pas à juste apprécier et savourer de vivre ce qu’on désire vivre.

Il y a aussi parfois le fait que désirer une chose est si agréable, l’imaginer, le fantasmer est si merveilleux que la réalité n’y correspondra jamais parfaitement et donc sera toujours décevante.

Dans tous les cas, c’est la difficulté à vivre ce qu’on désire vivre, ce à quoi nous aspirons, ce que nous aimerions, la difficulté à soutenir cette nouvelle réalité qui ne correspond pas à ce que nous nous sommes habitués à vivre et donc notre « norme ».

Notre norme est le contexte dans lequel notre cerveau s’est construit, souvent c’est du manque, de la difficulté, de la souffrance.
Et quand on en sort, notre cerveau ne sait pas le gérer, il n’a pas les outils d’interprétation.

C’est ce que nous appelons le « havingness level », notre capacité à « avoir » ou plutôt à savourer et vivre sans tout saboter.

C’est pourquoi, en cas de crise, il peut être utile de se demander s’il ne s’est pas passé une chose désirée et désirable qui nous a déstabilisé, qu’on ne sait pas gérer et qu’on est en train de saboter pour revenir à du « normal », du « connu », quelque chose que l’ont peut comprendre, gérer, intégrer.

Je ne sais pas pour vous, mais j’en suis venue à la conclusion que pour beaucoup d’humains, l’inconnu est plus effrayant que la souffrance connue, habituelle etc.
Je ne dis pas que quiconque choisit de souffrir et est responsable de sa souffrance, je dis simplement que parfois il faut savoir ré-apprendre à vivre sans certaines souffrances.
On peut aussi vivre dans la peur que la souffrance revienne à tout moment, et ne pas savoir quand le « bonheur » ou le « plaisir » va s’arrêter, et être torturé par cette anticipation qui nous empêche de savourer la joie, le plaisir, le bonheur de l’instant présent.

La Méditation Orgasmique est une forme d’entraînement de notre « havingness level », c’est entraîner notre capacité à être en relation avec l’inconnu, à rester dans l’instant présent et surtout à accueillir et soutenir l’intensité sans fuir, sans saboter, sans minimiser.

C’est l’intensité de la non-réciprocité : recevoir sans se sentir redevable, sans « acheter », »rembourser » ou rendre la pareille, juste l’intensité de recevoir et de dire merci.
C’est l’intensité de la connexion au travers de toutes les émotions et les sensations.
C’est l’intensité de ce qui se passe dans notre corps et qui est incontrôlable, et laisser cet involontaire être en nous comme l’eau de la rivière pour son lit.

C’est devenir le lit de la rivière orgasme 🙂.

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